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LEXIQUES ET DEFINITIONS : R
Rachat d'actions
Une entreprise peut dans certaines circonstances racheter ses propres actions et les garder à son actif, ou les annuler et l'on parle alors de réduction de capital. Le rachat d'action, comme le dividende ou la réduction de capital, permet de rendre des fonds aux actionnaires mais il n'est pas parfaitement substituable à ces deux derniers (cf. flexibilité, signal...). Ainsi le rachat d'actions a un caractère ponctuel, au contraire du dividende qui a vocation à récurrence,
Rachat d'une entreprise par ses salariés (RES)
Forme française particulière d'un LBO (voir Leveraged Buy-Out), le RES qu'on appelle également Management Buy-Out : MBO est mis en place par l'équipe dirigeante avec tout ou partie des salariés, et ce dans un cadre fiscal précis.
Ramassage en bourse
Lorsqu'un investisseur souhaite acquérir une participation significative, voire le contrôle d'une société cotée, il peut utiliser, entre autres, le ramassage en bourse. Cette technique consiste à acheter les titres au cours de bourse à des vendeurs inconnus, et ceci par interventions successives sur le marché. Elle trouve sa limite dans les seuils réglementaires qui, une fois franchis, obligent l'investisseur à révéler son identité et déclarer ses intentions, voire à lancer une offre obligatoire.
Rapport Bouton
En France, le rapport Bouton est l'un des rapports qui émet des recommandations en matière de gouvernance d'entreprise. Ce rapport est un code de bonne conduite et non un texte juridiquement contraignant.
Rapport de gestion
Le rapport de gestion est un des documents obligatoires en France de présentation de l'information comptable. Il présente les commentaires de l'équipe de direction sur les comptes de l'année.
Rapport Viénot
En France, le rapport Viénot est l'un des rapports qui émet des recommandations en matière de gouvernance d'entreprise. Ce rapport est un code de bonne conduite et non un texte juridiquement contraignant.
Rating
Voir notation financière
Ratio Cooke
Le ratio Cooke ou ratio de solvabilité bancaire, fixe une limite à l'encours pondéré des prêts accordés par un établissement financier en fonction de ses capitaux propres. Le niveau d'engagement des banques est ainsi limité par leur propre solidité financière. Il est moins fin que le ratio McDonough qui lui a succédé car il ne prend pas en compte le risque plus ou moins élévé des différents prêts accordés.
Ratio de liquidité générale
Egal au rapport de l'actif circulant (à moins d'un an) à l'exigible à court terme, il permet de vérifier que les actifs à moins d'un an sont plus importants que les dettes à moins d'un an et permettent donc de les rembourser.
Ratio de liquidité immédiate
Il est égal au rapport des valeurs mobilières de placement et disponibilités à l'exigible à court terme.
Ratio de liquidité réduite
Egal au rapport de l'actif circulant (à moins d'un an) hors stocks à l'exigible à court terme, il exprime la liquidité de l'entreprise en excluant les stocks. Il suppose d'une part qu'une partie de ceux-ci, correspondant à la valeur minimale indispensable à l'activité, représente une véritable immobilisation, d'autre part que le volant de stocks conservé par l'entreprise peut s'avérer insuffisamment liquide.
Ratio de rotation des stocks
Egal au rapport des stocks et travaux en cours au chiffre d'affaires journalier moyen HT, il donne le nombre de jours de chiffre d'affaires que représentent les stocks.
Ratio de rotation du crédit clients
Egal au rapport de l'encours clients au chiffre d'affaires journalier moyen TTC, il exprime en nombre de jours de chiffre d'affaires, la durée moyenne du crédit accordé par l'entreprise à ses clients (ou autrement dit le délai moyen de paiement de ceux-ci).
Ratio de rotation du crédit fournisseurs
Egal au rapport de l'encours fournisseurs aux achats journaliers TTC, il exprime en nombre de jours d'achats, la durée moyenne de crédit accordée à l'entreprise par ses fournisseurs (ou le délai moyen de paiement de celle-ci).
Ratio de Sharpe
Le ratio de Sharpe est le quotient de l'excès de rentabilité par rapport au taux sans risque divisé par le risque (mesuré par l'écart type des rentabilités). Il est utilisé pour comparer la performances des portefeuilles.
Ratio McDonough
Le ratio MacDonough, ou ratio de solvabilité bancaire, fixe une limite à l'encours pondéré des prêts accordés par un établissement financier en fonction de ses capitaux propres. Le niveau d'engagement des banques est ainsi limité par leur propre solidité financière.Il est plus fin que le ratio Cooke auquel il succède car il prend en compte le risque plus ou moins élévé des différents prêts accordés.
Re-rating
Le re-rating correspond à l'ajustement du PER d'un nouveau groupe créé à partir d'une fusion. On peut constater alors des hausses progressives du PER, du multiple du résultat d'exploitation,..., du nouveau groupe souvent dues à une meilleure liquidité et/ou à des achats par les investisseurs spécialisés dans le suivi d'indices globaux auxquels la fusion a pu faire accéder le nouveau groupeCe rerating peut venir compenser tel ou tel sacrifice sur le pourcentage détenu après la fusion ou sur la dilution d'un paramètre financier.
Recap
voir leveraged recap
Recapitalisation
Une recapitalisation est une opération dans laquelle une entreprise qui s'était beaucoup endettée il y a quelques temps, par exemple dans le cadre d'un LBO, et qui a pu grâce à l'importance des cash flows dégagés rembourser une bonne partie de sa dette décide de se réendetter. A cet effet, elle verse par exemple un dividende extraordinaire à ses actionnaires financé par un nouvel emprunt bancaire qui en général remplace aussi le précédent.
Recettes
Elles représentent le montant des ventes qui s'est concrètement traduit en cash.
Redressement judiciaire
voir procédure de redressement judiciaire
Réduction de capital
La réduction de capital consiste à réduire, directement ou indirectement, le montant des capitaux propres au-delà de la distribution normale de dividendes. Concrètement, elle peut s'effectuer par réduction du nominal de toutes les actions ou par offre de rachat d'une certaine quantité d'actions. Les titres acquis sont alors annulés et le prix de rachat est soustrait des capitaux propres.
Réévaluation
Lorsqu'une filiale est consolidée pour la première fois, on effectue une réévaluation des actifs qui rentrent pour cette valeur dans les comptes consolidés
Régime à cotisations définies
Le régime de cotisations définies est l'un des deux types d'engagements de retraite proposés par l'employeur. L'employeur s'engage à verser des cotisations régulières à un organisme gestionnaire, cotisations qui, augmentées du revenu de leur placement, seront versées sous forme de rentes aux salariés retraités. Le montant de cette rente résulte de la gestion du régime toujours assurée par un organisme extérieur; l'employeur n'apporte pas de garantie sur le niveau des rentes versées (engagement dit de moyens)
Régime à prestations définies
Le régime de prestations définies est l'un des deux types d'engagements de retraite proposés par l'employeur. L'employeur s'engage sur le montant ou garantit le niveau des prestations définies par la convention, le plus souvent en fonction du salaire et de l'ancienneté du salarié (engagement dit de résultat). Ces régimes peuvent être gérés de manière interne ou externe. Ce type de régime est en voie de disparition au profit des régimes à cotisations définies, car les entreprises ont considéré que le risque pour elle de ce type d'engagements était devenu trop important.
Régime mère-fille
Le régime mère-fille permet d'éviter une double imposition sur le bénéfice réalisé par une filiale, taxé à son niveau et distribué sous forme de dividende à sa maison-mère puis imposé une deuxième fois au niveau de celle-ci. Lorsqu'une maison mère détient depuis plus de 2 ans une participation supérieure à 5% dans une autre société, les dividendes versés par la filiale et provenant de bénéfices normalement imposés à son niveau remontent en quasi-franchise fiscale au niveau de la maison mère qui ne paye donc pas d'impôt à ce titre. Lorsqu’une société mère française détient une participation de plus de 5% dans une filiale (française ou étrangère), la remontée des dividendes de cette filiale est exonérée d’impôt sur les sociétés.
Règle des dix dans les vingt
voir dix dans les vingt.
Règlement différé
Le mécanisme de règlement différé permet de régler et de livrer certains titres en fin de mois boursier moyennant le paiement d'une commission spécifique. Les transactions y sont fermes en prix et en quantité dès qu'elles sont réalisées. Le règlement et la livraison des titres sont différés à la fin du mois, à moins que l'investisseur qui ne souhaite pas livrer les titres vendus ou payer les titres achetés demande à reporter sa position à la fin du mois suivant moyennant un taux d'intérêt (le report).
Régularisation (compte de)
Les postes Comptes de régularisation qui figurent à l'actif et au passif du bilan concernent les charges et produits comptabilisés pendant l'exercice et qui concernent un exercice ultérieur. Ce sont généralement les charges à répartir sur plusieurs exercices ainsi que les charges ou produits constatés d'avance.
Réhaussement de bilan
Le réhaussement de bilan est une opération par laquelle un tiers (une banque, compagnie d'assurance, société financière spécialisée) accepte de prêter en quelque sorte à une entreprise son standing financier meilleur que le sien pour lui permettre de réaliser une opération dans de meilleures conditions financières pour elle.Par exemple, une compagnie d'assurance garantira les souscripteurs d'un emprunt que l'entreprise émet contre son risque de faillite
Remboursement anticipé
Il s'agit d'un remboursement par anticipation d'un emprunt avant son échéance contractuelle. Il peut être assorti d'une pénalité financière au profit du prêteur.
Remboursement d'un emprunt - amortissement constant
Il s'agit d'un remboursement dans le cadre duquel les amortissements (c'est-à-dire les remboursements) du capital sont constants sur chaque période.
Remboursement d'un emprunt - annuités constantes
Il s'agit d'un remboursement dans le cadre duquel les amortissements plus les intérêts sont constants sur chaque période.
Remboursement d'un emprunt - coupon zéro
Il s'agit d'un remboursement dans le cadre duquel le capital et les intérêts sont remboursés in fine, c'est-à-dire à l'échéance de l'emprunt.
Remboursement d'un emprunt - séries constantes
Voir remboursement d'un emprunt - amortissement constant.
Remboursement d'un emprunt in fine
Il s'agit d'un remboursement dans le cadre duquel le capital est remboursé in fine, c'est-à-dire en fin d'échéancier.
Réméré sur obligation
Appelé également pension livrée, il s'agit d'un contrat par lequel un investisseur institutionnel ou une entreprise peut échanger, pour une durée déterminée, ses liquidités contre des titres financiers (réméré acheteur).
Rendement
Le rendement d'une action est le rapport du dernier dividende versé au cours de l'action; il se calcule donc par rapport à une valeur financière. Ce rendement est global ou brut lorsque le dividende retenu pour son calcul inclut l'avoir fiscal égal à la moitié du dividende net ; il est net lorsque l'avoir fiscal n'est pas pris en compte. Le rendement d'une obligation correspond au rapport de son coupon sur la valeur de l'obligation.
Rentabilité attendue
Lorsqu'on dresse une droite de marché ( Securities Market Line des Anglo-Saxons), celle-ci donne pour n'importe quel titre, en supposant connu son coefficient bêta (autrement dit son risque), la rentabilité attendue.
Rentabilité comptable
La rentabilité comptable est le rapport entre l'accroissement de richesse (le résultat) et les capitaux investis. Le calcul de la rentabilité comptable de l'entreprise est essentiel car il permet de savoir si l'entreprise dégage une rentabilité au moins égale à celle demandée par ses actionnaires et créanciers et si donc elle est en mesure de créer de la valeur. L'analyste doit s'intéresser en priorité à la rentabilité de l'actif économique, ou rentabilité économique, qui correspond à la rentabilité comptable de l'outil industriel. Dans un second temps, l'analyste se penche sur la rentabilité des capitaux propres.
Rentabilité d'un investissement
Le taux de rentabilité exigé d'un investissement (coût du capital) ne dépend que du risque de l'actif économique et il préexiste à la structure financière. C'est en fonction du risque de cet actif économique que les créanciers et les actionnaires vont déterminer le taux de rentabilité qu'ils vont exiger séparément sur les dettes et les capitaux propres. Ce n'est que par commodité qu'on calcule ce taux en établissant la moyenne pondérée du coût des capitaux propres et du coût de l'endettement net.
Rentabilité de l'entreprise
La rentabilité de l'entreprise se compose de la rentabilité économique et de la rentabilité des capitaux propres dont la différence ne traduit que l'impact de la structure financière. La rentabilité économique est la rentabilité comptable de l'outil industriel alors que la rentabilité des capitaux propres est égal au rapport du résultat net aux capitaux propres.
Rentabilité des capitaux propres
La rentabilité des capitaux propres, ou rentabilité financière, se mesure par le rapport résultat net/capitaux propres. Elle est égale à la somme de la rentabilité économique et de l'effet de levier. L'analyse de la rentabilité des capitaux propres doit donc séparer nettement ces deux composantes. En effet, si le recours à l'endettement peut permettre d'obtenir une rentabilité des capitaux propres nettement supérieure à la rentabilité économique, il fait aussi peser un risque financier plus lourd sur les actionnaires, dont l'exigence de rentabilité croît d'autant. Sur le long terme, seule une rentabilité économique élevée peut donc permettre de créer de la valeur pour les actionnaires.
Rentabilité économique
La rentabilité de l'actif économique est égale au rapport du résultat d'exploitation après impôt sur l'actif économique. Ce taux est aussi le produit de deux ratios, la marge d'exploitation et le taux de rotation de l'actif économique. Ce taux, qui peut être analysé comme le taux de rentabilité des capitaux propres si l'endettement était nul, est fondamental car il n'est pas affecté par la structure financière de l'entreprise. Toutefois, il s'agit d'un taux comptable qui n'intègre donc pas la notion de risque. Son intérêt dans la prise de décisions financières est donc limité, alors qu'il est très important pour le controle de gestion ou l'analyse financière puisqu'il mesure l'efficacite de l'activité de l'entreprise d'un point de vue financier.
Rentabilité exigée par un investisseur
La rentabilité exigée par un investisseur k est égale au taux de l'argent sans risque rF majoré d'une prime de risque uniquement liée au risque non diversifiable, c'est-à-dire au risque de marché. On a donc : k = rF+( x (rM - rF) où rM est la rentabilité exigée pour le marché et ( le coefficient de sensibilité du titre au marché et (rM - rF) la prime de risque du marché.
Rentabilité financière
Voir rentabilité des capitaux propres.
Rente
Une rente est d'abord une obligation perpétuelle à taux fixe en général emise par un Etat. De façon plus général c'est une chronique de flux identiques à l'infini qui revient à celui qui jouit de celle-ci. Dans les faits, l'expérience montre qu'aucune rente n'est durable à l'infini. Dans le cadre des méthodes d'évaluation de l'entreprise, et plus particulièrement dans le calcul de la valeur terminale de l'entreprise, il est possible de choisir une valeur terminale fondée sur un taux de croissance à l'infini d'un flux normatif (formule de Gordon-Shapiro) ou bien de substituer à la valeur finale un horizon défini par l'évaluateur durant lequel la rentabilité économique de l'entreprise se dégrade (modèle dit de la rente décroissante).
Rente - flux croissants
Dans le cas de flux croissants chaque année de g %, la valeur d'une rente est égale à GRAFIK1où F est le premier flux et t le taux d'actualisation.
Rente du goodwill
cf. méthode du goodwill
Report
On appelle points de report ou points de swap la différence, lorsqu'elle est positive, entre le taux de change à terme et le taux de change comptant.
Report fiscal déficitaire
Le report fiscal déficitaire permet à une entreprise, d'un point de vue comptable, de réduire la perte réalisée une année par un crédit d'impôt et de diminuer l'impôt à payer l'année suivante si elle a réalisé des bénéfices. Soit un groupe qui réalise une perte, avant impôt, de 100. D'un point de vue comptable, si l'on pense que l'entreprise a de bonnes chances de réaliser des profits à l'avenir, alors le groupe peut utiliser ce report fiscal déficitaire et la perte de 100 sera réduite d'un crédit d'impôt de 34 (si le taux de l'impôt sur les sociétés est de 34%). Elle s'établira donc comptablement à 66 et un impôt différé actif sera crée à l'actif du bilan pour 34. L'année suivante, si le groupe fait un profit comptable et fiscal de 100, l'impôt à payer sera nul car le report fiscal déficitaire compensera le résultat. D'un point de vue comptable, on constatera une charge d'impôt totalement théorique de 34 et l'on ramènera à 0 l'impôt différé actif constaté précédemment au bilan.
Representations
Les Representations, ou Déclarations en français, constituent la première des deux parties des clauses de garanties d'actifs. Ces déclarations, relatives à la société, engagent le cédant essentiellement sur la substance de la société cédée. Les déclarations du cédant portent essentiellement sur la régularité de la création de la société, sur l'existence de tous les actifs immobilisés comptabilisés au bilan ou bien utilisés par la société dans son exploitation courante: marque, brevets...Elles contiennent également les méthodes de comptabilisation des stocks. Elles assurent que le cédant est bien en règle avec les administrations fiscales et sociales. Elles affirment enfin qu'il n'y a pas eu de versements de dividendes ou de cession d'actifs (sauf celles définies d'un commun accord) pendant la période transitoire
Ressources
Dans une vision économique du bilan, on appelle ressources l'ensemble des éléments qui vont permettre d'engager les emplois dans le cycle d'exploitation.
Ressources d'exploitation
Elles sont constituées par les charges contractées non encore payées (crédit fournisseurs) et par les recettes d'exploitation sur des produits non encore livrées (avances sur commandes).
Ressources financières
Elles correspondent aux deux grands types de capitaux qui financent l'actif économique : les capitaux propres et l'endettement net.
Restructuration
La restructuration d'une entreprise se compose de deux parties : la restructuration financière et la restructuration économique. Un plan de restructuration nécessite un effort ou un sacrifice des parties prenantes. Il sera généralement constitué d'une recapitalisation (souvent souscrite par les anciens actionnaires) et d'une rénégociation des créances. Les créanciers pourront ainsi accepter un abandon partiel de la dette, un moratoire sur les intérêts ou encore un rééchelonnement des remboursements. La restructuration opérationnelle peut porter sur le BFR, les réductions d'effectifs, l'arrêt ou la cession d'activités. En France, en particulier pour les PME, les négociations privées peuvent être encadrées et facilitées par un mandataire ad hoc ou un conciliateur désigné par le tribunal de commerce.
Résultat
On appelle résultat le solde des produits et des charges faisant varier la valeur d'un patrimoine pendant une période donnée : il sera positif, s'il y a enrichissement, négatif en cas d'appauvrissement.
Résultat courant
Le résultat courant est le solde entre le résultat d'exploitation et les charges financières nettes des produits financiers. Il peut être calculé avant ou après impôt.
Résultat d'exploitation
Le résultat d'exploitation, ou résultat opérationnel, est le résultat du processus d'exploitation et d'investissement de l'exercice. Il traduit l'accroissement de richesse dégagé par l'activité industrielle et commerciale de l'entreprise. A la différence de l'EBE (Excédent Brut d'Exploitation), qui se concentre sur le cycle d'exploitation, le résultat d'exploitation prend également en compte le processus d'investissement par le biais des charges calculées (dotations aux amortissements et provisions). Ce résultat est ensuite réparti entre les charges financières, l'impôt sur les sociétés, les dividendes et le résultat mis en réserves.Ce concept de résultat d'exploitation, est extrêmement utilisé (notamment dans le calcul de la rentabilité économique car il n'est pas affecté par la structure financière de l'entreprise). Il est très proche de l'EBIT anglo-saxon.
Résultat économique
Voir résultat d'exploitation
Résultat exceptionnel
Il recense les éléments de nature exceptionnelle (procès, incendie, flux résultant d'évènements passés), et en particulier les plus ou moins-values sur cessions d'actifs.
Résultat extraordinaire
voir résultat exceptionnel
Résultat financier
Le résultat financier traduit l'impact du mode de financement au niveau du compte de résultat. Dans une optique financière, on ne retient que les produits et charges qui se rapportent directement à l'activité d'endettement et de placement de l'entreprise en reclassant les autres éléments en exploitation ou en exceptionnel. La plupart des sociétés n'ayant pas une vocation financière, on parle dans la plupart des cas de charges financières nettes des produits.
Résultat mis en réserves
Le résultat mis en réserve correspond à la différence entre le résultat net et les dividendes versés aux actionnaires. C'est donc la partie du résultat qui est réinvestie dans l’entreprise.
Résultat net
Le résultat net traduit l'enrichissement ou l'appauvrissement de l'entreprise au cours de l'exercice considéré ; il relève donc d'un concept patrimonial et non de trésorerie. Il s'agit en fait de la part résiduelle du résultat d'exploitation revenant aux actionnaires après que les créanciers et l'Etat ont perçu leur part. Ce résultat net peut donc être distribué sous forme de dividendes, ou mis en réserves (et augmenter ainsi le montant des capitaux propres de l'entreprise).
Résultat net ajusté
Le résultat net ajusté est un résultat net que l'on a ajusté afin de neutraliser totalement l'effet sur le compte de résultat du purchase accounting. Tout se passe comme si la totalité de l'écart entre le prix d'acquisition et les capitaux propres était affectée au poste goodwill. Le compte de résultat établi selon les normes est naturellement publié, mais accompagné d'une table de passage au résultat net ajusté. Sanofi a été le premier en Europe à publier un résultat net ajusté pour neutraliser l'impact sur son compte de résultat de la réévaluation des actifs Aventis, lié à la méthode d'acquisition à la juste valeur.
Résultat non récurrent
voir résultat exceptionnel
Résultat opérationnel
Voir résultat d'exploitation.
Résultats normés
Dans le cadre de l'analyse comparative, on établit des ratios, des soldes ou des résultats de l'entreprise étudiée, par rapport à des règles ou à des normes déterminées à partir d'un vaste échantillon d'entreprises (par métier, secteur...) dans une optique comparative.
Retrait obligatoire
Appelé également squeeze out, il traduit le souci de simplification de la structure d'actionnariat d'un groupe qui souhaite que sa filiale cotée quitte la bourse. A cet effet une offre d'achat de leurs actions leur est faite par l'actionnaire majoritaire et les actionnaires minoritaires peuvent être contraints en France de céder leurs titres au prix proposé par le majoritaire détenant plus de 95% des droits de vote.
Retraites - provision pour
Elles font partie des provisions pour risques et charges. Les engagements de retraite et assimilés concernent les indemnités de fin de carrière, les régimes de préretraite ou assimilés, les régimes particuliers de retraite, les régimes complémentaires assurant une garantie de ressources et les avantages en matière de soins médicaux, assurances-vie et prévoyance accordés le cas échéant par les contrats de travail et les conventions collectives.
Return on equity (ROE)
Voir rentabilité des capitaux propres
Reverse enquiry
On parle de reverse enquiry lorsqu'une émission obligataire est réservée à un ou quelques investisseurs qui, par l'intermédiaire d'une banque, approche une entreprise pour la convaincre d'émettre un emprunt obligataire qu'ils souscrivent.
Revolving (crédit)
Ce sont des lignes de crédit renouvellées en permanence, souvent étroitement liées au risque des opérations engagées et à leurs garanties spécifiques (escompte, factoring, Dailly...).
Risque
La notion de risque en finance est très proche de celle d'incertitude. Le risque d'un titre financier peut ainsi avoir plusieurs origines. On distingue notamment les risques économiques (politiques, naturels, d'inflation...) qui menacent les flux liés aux titres et relèvent du monde économique, et les risques financiers (liquidité, change, taux...) qui ne portent pas directement sur ces flux et sont propres à la sphère financière. Quelle que soit sa nature, tout risque se traduit par une fluctuation de la valeur du titre financier. C'est d'ailleurs ce qui distingue la comptabilité pure, qui ne se préoccupe que de taux de rentabilité, et la finance, qui intègre la notion de risque pour déterminer la valeur. Le risque d'un titre financier se mesure à la volatilité de sa valeur (ou de son taux de rentabilité) : plus la volatilité est élevée, plus le risque est fort, et inversement.
Risque conjoncturel
Il traduit le risque d'enthousiasme ou de déprime en bourse, une anticipation de hausse ou de baisse de l'activité économique.
Risque d'inflation
C'est le risque d'être remboursé dans une monnaie dépréciée, d'obtenir un taux de rentabilité inférieur au taux d'inflation.
Risque d'un portefeuille
Tant qu'un portefeuille est composé de titres dont les rentabilités ne varient pas toutes de façon exactement parallèle, son risque est inférieur à la moyenne des risques de ces titres. Autrement dit, la théorie du portefeuille démontre qu'en prenant un échantillon de titres, pour une rentabilité donnée, on peut réduire le niveau de risque.
Risque d'un titre financier
Le risque d'un titre financier représente les fluctuations de valeur de celui-ci ou, ce qui revient au même, la volatilité de la rentabilité du titre. Plus cette volatilité est élevée, plus le risque est élevé et inversement. On exprime mathématiquement la volatilité du titre par l'écart-type des rentabilités : elle s'interprète alors comme une mesure de la dispersion des rentabilités autour de la rentabilité moyenne.
Risque de change
Il traduit le fait qu'une baisse des cours de change peut entraîner une perte de valeur d'avoirs libellés en devises étrangères. De même, la hausse des taux de change peut entraîner une hausse de valeur en monnaie nationale d'engagements libellés en devises étrangères.
Risque de contrepartie
Voir risque de solvabilité
Risque de crédit
Le risque de crédit, ou de contrepartie, est le risque de perte sur une créance ou plus généralement celui d'un tiers qui ne paie pas sa dette à temps. Il est naturellement fonction de trois paramètres: le montant de la créance, la probabilité de défaut et la proportion de la créance qui sera recouvrée en cas de défaut.
Risque de liquidité
C'est le risque de ne pouvoir vendre à son prix un titre financier. Il peut se traduire, soit par une impossibilité effective de le vendre, soit par une décote dite d'illiquidité.
Risque de marché
Pour un titre, c'est le risque corrélé au marché. Il est dû à l'évolution de l'ensemble de l'économie, de la fiscalité, des taux d'intérêt, de l'inflation... Il affecte plus ou moins tous les titres financiers. On l'appelle également risque systématique.
Risque de réinvestissement des coupons
Il traduit le fait que le détenteur d'une obligation ne sait pas à quel taux ses coupons seront réinvestis et ce, sur toute la durée de détention de son titre. Seule l'obligation zéro-coupon lui permet d'être protégé contre ce risque puisqu'il n'y a pas de coupon.
Risque de solvabilité
C'est le risque pour un créancier de perdre définitivement sa créance dans la mesure où le débiteur ne peut pas, même en liquidant l'ensemble de ses avoirs, rembourser la totalité de ses engagements. Les traders parlent de risque de contrepartie.
Risque de taux d'intérêt
Les fluctuations des taux d'intérêt exposent le détenteur de titres financiers au risque de moins-value en capital. C'est paradoxalement un risque de taux dans la mesure où il se traduit pour l'investisseur par un coût effectif ou un manque à gagner en dépit du respect scrupuleux des engagements par l'émetteur.
Risque de transformation
Il traduit le fait que les actifs à plus d'un an sont financés par des ressources à court terme au moins pour partie. Il met donc en évidence le risque de liquidité lié au financement à court terme d'investissements à long terme.
Risque économique
Il englobe les risques qui menacent les flux liés au titre financier et relèvent du monde économique ou réel (risques politiques, naturels, d'inflation et d'escroquerie...).
Risque idiosyncratique
voir risque spécifique
Risque intrinsèque
Voir risque spécifique.
Risque non diversifiable
Voir risque systématique.
Risque opérationnel
Les risques opérationnels sont les risques de pertes qui proviennent des erreurs du personnel au sens large, des systèmes ou processus, ou des évènements externes, tels que les risques de détérioration de l'outil industriel, les risques technologiques, les risques climatiques, les risques environnementaux...
Risque politique
C'est le risque lié à une situation politique ou une décision du pouvoir politique : nationalisation sans indemnité suffisante, révolution, exclusion de certains marchés, fiscalité discriminatoire...
Risque spécifique
Appelé également risque intrinsèque ou risque idiosyncrasique, il est indépendant des phénomènes qui affectent l'ensemble des titres. Il résulte uniquement d'éléments particuliers qui affectent tel ou tel titre : c'est la mauvaise gestion de l'entreprise, l'incendie qui détruit son usine ou l'invention technologique qui rend obsolète sa principale gamme de produits...
Risque systématique
Voir risque de marché.
Risques naturels
Ce sont les risques liés aux phénomènes naturels, comme ceux d'une tempête, d'un tremblement de terre, d'une éruption volcanique, d'un raz-de-marée qui détruit des actifs.
ROA
Return On Assets. Voir rentabilité économique.
Road show
lors d’une opération de placement, le road show est la période de la campagne marketing durant laquelle les dirigeants d’une société sont mobilisés pour de nombreuses réunions intensives avec des investisseurs sur la plupart des places financières du monde. Ils communiquent principalement sur leurs résultats, leurs marchés, leur stratégie et répondent aux questions des investisseurs. Série de rencontres entre des dirigeants d'une entreprise et des investisseurs pour leur présenter les caractéristiques d'une opération financière en cours (introduction en bourse, augmentation de capital, offre publique d'achat, ...) ou les résultats de l'exercice.
ROCE (return on capital employed)
voir rentabilité économique ou rentabilité des capitaux investis.
ROCE : Return On Capital Employed
Voir rentabilité économique
ROE (return on equity)
Voir rentabilité financière ou rentabilité des capitaux propres
ROE : Return On Equity
Voir rentabilité des capitaux propres.
ROI : Return On Investment
Voir rentabilité d'un investissement.
ROIC : Return On Invested Capital
Voir rentabilité économique
Rotation de l'actif économique - ratio de
Il est égal au rapport du chiffre d'affaires au montant de l'actif économique. En remarquant que c'est l'inverse de l'intensité capitalistique, il indique le montant de chiffre d'affaires dégagé par euro investi.
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